Informations sur le festival

Informations sur le Festival :

- Il se déroulera à la
Maison de l'Europe situé au Lac des Sapins, coté digue à Cublize (69550) à environ une heure de Lyon,
- L'entrée est gratuite,
- Le parking est gratuit, le festival se trouve du côté digue,
- Il n'y a aucune restriction au niveau des BDs emmenées par les visiteurs,
- Pour les auteurs qui viendront à cette édition 2018 vous pouvez vous fier à la liste "auteurs 2018", sur la droite, qui est maintenue à jour régulièrement,
- Les horaires de dédicaces sont, sous réserve, 14h30 - 18h00 le samedi et 10h00 - 12h00 puis 14h30 - 17h30 le dimanche,
- Une buvette sera tenue.

lundi 16 janvier 2017

Christophe Girard


Sa biographie :
"Je suis né en mai 68 mais je n'ai pas eu la force de jeter mes premières couches sur les policiers. Depuis toujours, ce mois historique m'a collé à la peau me nimbant d'une auréole révolutionnaire. À 5 ans, je me suis attaqué à la machine capitaliste, en copiant intégralement à la main et en tirant la langue, le journal de Mickey que j'essayai de revendre à mon entourage à des prix qui auraient dû mettre à genoux l'impérialiste américain. Ma cadence de travail fut la source de mon échec. Quand ce fut le tour de ma révolte printanière de lycéen, je ne fis rien : cette fille sublime à la grande couette préférait préparer son bac. Je fis alors de même. La révolution était passée quand j'appris qu'elle préférait les grands blonds. Quand vint le temps de l'occupation de l'école des Beaux-Arts, je n'ai pas pu non plus, j'avais "plonge" dans un resto. J'ai fréquenté les milieux d'extrême gauche à la limite du terrorisme sans jamais oser suivre. Puis en travaillant comme humanitaire, j'ai dessiné les camps de la mort en Roumanie, les massacres des Kurdes après la première guerre du Golfe. Puis la guerre en Croatie, en Bosnie. J'ai découvert la misère de nos propres rues. J'ai dessiné des carnets de voyages quand c'était ringard. J'ai été plasticien, j'ai été néo-dadaïste. Tout ça pour pas grand chose. Je suis devenu professeur. Je suis devenu fonctionnaire. Et enfin, je suis devenu un révolutionnaire efficace. Devant moi, des cerveaux libres et vivants pour une république laïque, démocratique et cultivée ! Ma soif de savoir et la réflexion sont mes armes. Comme le principe d'une révolution est de revenir sur ses bases, en 2005, je suis revenu à la BD. Je suis un vieux débutant mais mon passé nourrit mes planches. Je rêve d'une bande dessinée distrayante, esthétique et intelligente. Instructive et engagée. Un crayon peut changer ce qu'une bombe peut stigmatiser. Je suis né en mai 68 qui me nimbe d'une auréole révolutionnaire malgré moi."
Texte © Les Enfants Rouges

Sa dernière BD :Bernarreke de Bernard Valgaeren (scénario) et Christophe Girard (dessin et couleur) chez Les Enfants Rouges. Série en cours avec 2 albums parus.

Synopsis :
Sourd profond, le petit Bernarreke, qui vit le jour en 1949 en Belgique, vécut 10 ans dans un petit village flamand très catholique. Ce n'est que vers 4 ans, que sa maman découvrit qu'il était sourd, ce qui expliqua le fait qu'il ne parlait pas. La vie de Bernarreke ne fut pas aisée, mais il était volontaire et voulait s'en sortir. Aidé par sa maman, il apprit à lire et à écrire… mais sans parler. Puis, petit à petit, il commença à lire sur les lèvres *, à reconstruire les phrases par suppléance mentale**, à comprendre les autres. Il progressa rapidement pour enfin que les mots éclatent. Bernarreke se mit à parler et à se faire comprendre. Si le thème central de ce roman-graphique est la lutte de l'enfant pour s'inclure dans le monde des entendants, une analyse des vies et mœurs de l'époque jalonnent les pages sous forme de petits chapitres à la fois drôles et graves : l’hypocrisie de l’Église catholique de l'époque, les méthodes éducatives, l'alcoolisme ravageur, les fêtes locales sont soigneusement dépeintes sous les traits de Christophe Girard, qui utilise ici une palette de couleur à l’acrylique. La sexualité chez l’enfant est également abordée, car elle existe, même si elle reste un sujet tabou. Bernarreke lia une relation d'amitié profonde avec un garçon de 4 ans son ainé. Par petites touches, la sexualité naissante de Bernarreke est abordée. Le rapprochement de ces deux êtres, en quête de reconnaissance, qui se parlaient peu, glissa lentement vers un attachement plus intime.

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